K15 – Les bombes volantes V1 au sud de Dieppe
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K15 – Les bombes volantes V1 au sud de Dieppe

K15 – Les bombes volantes V1 au sud de Dieppe

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Source: Site web de Jean Maridor

Ce site qui est situé dans le département de la Seine-Maritime fait partie de la première génération des rampes lourdes plus communément connues sous le nom de « ski-sites ». Couvrant trois hectares, il a été admirablement restauré et est magnifiquement entretenu par l’Association de Sauvegarde du Site de V1 du Val Ygot à Ardouval (ASSVYA) présidée par le Maire de la Commune d’Ardouval, Monsieur Raphaël RABAEY.

IMG-0038Bien que les constructions soient restées dans leur état suite aux bombardements dont l’ensemble du site a fait l’objet à partir de Noël 1943 (il était pratiquement achevé mais n’a jamais fonctionné), il permet néanmoins aux visiteurs de découvrir ce que fut l’aventure dramatique des V1. Le parcours bétonné jalonné de panneaux explicatifs en français, allemand et anglais comprend treize bâtiments en béton et une portion de rampe de lancement avec son V1. Un grand parking permet d’accueillir les véhicules.

Ces rampes se révèleront très actives et très meurtrières.

C’est ainsi que pendant la période du 13 juin au 31 août 1944, à partir de l’ensemble des sites de V1 installés en France, 8564 V1 furent lancés sur Londres. 3564 bombes volantes atteindront Londres et son agglomération tuant 6184 anglais et blessant gravement 17981 personnes. 750.000 maisons seront détruites ou endommagées.

Mais il faut tout de même noter que ces chiffres peuvent varier selon les sources (on parle également de plus de 10.000 bombes lancées et 2.500 tombées sur Londres.

Temoins---Raphael-RabaeyRaphaël RABAEY, président de l’ASSVYA, a connu les V1 « légers » :

« J’ai été requis par les allemands à 17 ans pour faire des trous pour les poteaux Rommel (ils étaient plantés debout dans les plaines pour empêcher les avions d’atterrir). Les V1 partaient à 200 mètres de moi, j’étais dans les champs et quand on entendait la préparation, on se mettait à plat ventre.

Comme il n’y avait pas d’eau courante sur les sites V1 léger, toutes les tonnes a eau des agriculteurs avec un cheval étaient réquisitionnées et nous devions aller à la rivière chercher de l’eau pour ramener aux abords du site (on avait pas le droit de rentrer à l’intérieur), là un militaire prenait le cheval, allait vider le tonne… Voilà c’était comme ca qu’on faisait parce qu’il fallait beaucoup d’eau après chaque tir pour décaper la rampe pour un second tir parce que c’est un produit tellement corrosif…

J’ai travaillé aussi aux côtés des prisonniers, je sabotais un peu en transportant le béton : il y avait une planche à l’arrière qui clôturait pas bien, je faisais exprès d’en perdre en route, mais il ne fallait pas que ça se voit trop, déjà que je tirais au flanc : c’est là que j’ai eu le fusil… à 17 ans ça fait drôle… ».

Renseignements :

ASSOCIATION DE SAUVEGARDE DU SITE DE V1
DU VAL YGOT – (ASSVYA)
76800 ARDOUVAL
Président : Monsieur Raphaël RABAEY (Maire d’Ardouval)
02.35.93.15.04 ou 02.35.83.90.66

http://www.jean-maridor.org/francais/ardouval.htm

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